Les nanos dans votre vie et votre assiette

Les nanos dans votre vie et votre assiette

 

C’est un sujet un peu oublié dans une actualité ou un autre objet minuscule et viral  s’est invité dans nos vies et les menacent directement. Pour autant, il n’est pas à négliger car s’il est le plus souvent hors du champ des media, le domaine quantique est à la base du développement fantastique de l’informatique dont les algorithmes s’inscrivent désormais dans des puces à l’échelle moléculaire.

Contrairement aux phases précédentes de l’industrialisation dans lesquelles les développements s’exprimaient  dans des véritables cathédrales industrielles de production,  de la voiture au collisionneur de particules  le plus grand du monde au CERN,  l’empire se construisait dans la magnificence des palais ou s’épanouissait une oligarchie multi milliardaire qui ne le celait en rien à celles de l’ancien régime.

Certes, les multimilliardaires sont toujours là, toujours plus nombreux s’il faut en croire le magazine Forges, mais leur puissance ne se montre plus dans la possession d’un empire comme la famille Michelin des origines pouvait posséder une ville et ses habitants de leur naissance jusqu’à leur retraite. Elle ne possède plus que marginalement la propriété des biens devenus domaine financier. Le pouvoir est devenu distinct de la possession et s’exerce aussi avec d’autres mécanismes.

Pour des tas de raisons liées en particulier à l’organisation financière de l’économie la notion capitaliste de la propriété s’est dématérialisée et il n’est paradoxal qu’en apparence que les plus grandes capitalisations boursières au monde soient valorisées dans les GAFAM, ces monstres financiers qui sont surtout des structures de gestion financière plutôt que des créateurs de richesses matérielles et qui, néanmoins, impriment des orientations décisives à nos sociétés.

L’un des outils les plus efficaces de cette évolution de l’exercice du pouvoir est dans l’opacité des procédés et mécanismes ms en œuvre pour faire tourner l’économie, base de l’existence d’une société industrialisée mais dont le fonctionnement est de plus en plus opaque pour le plus large public..

L’évolution, puis la généralisation  des procédés s’appuyant sur l’orientation prise par la science vers les innovations technologiques a mis hors de portée du citoyen moyen qui n’en a pas reçu  la formation la connaissance et l’analyse de ce que le marché va lui imposer dans une politique de l’offre imposée. C’est particulièrement vrai dans le domaine des nanotechnologies ou la taille des matériaux manipulés autant que les effets quantiques ne permettent pas d’apprécier  ni même souvent de concevoir la direction vers lesquelles on oriente nos consommations.

Les pouvoirs publics, lorsqu’ils s’en soucient, sont soumis à une pression lobbyiste qui monte en puissance à la mesure des intérêts éventuellement menacés. Les groupements industriels quand ils communiquent le font sur le modèle déjà très utilisé pour les OGM à base de codes de bonnes conduites, d’auto protestations d’honnêteté et de transparence comme dans un guide des bonnes pratiques Nanomatériaux et HSE édité par l’Union des Industries chimiques . On y lira notamment des perles du genre : « En outre, il appartient à l’employeur de procéder à une évaluation spécifique des risques prenant en compte la problématique de la taille des particules même si celle-ci peut être rendue difficile par le manque de connaissances sur les dangers de ces substances

La nouvelle règlementation européenne sur les substances chimiques (REACH) ne s’applique pas aux produits nanométriques, car elle exclut de son champ d’application les produits importés en Europe en quantités inférieures à 1 tonne … alors que l’on mesure les produits nanométriques … en microgrammes !

Quels risques ? Les nanoéléments sont des objets bien particuliers dont la réglementation est pratiquement inexistante, au mieux laissée aux bons soins de ceux qui les produisent et les commercialisent. Cela ne veut pas dire pour autant que toute application nanométrique est dangereuse : Il n’y a pas de cas d’empoisonnement connus par des barres chocolatées des distributeurs automatiques dans les couloirs des écoles, bien que depuis une quinzaine d’année elles soient enveloppées dans une nanocouche de protection consommée par votre cher petit. Ni le fabriquant, ni aucun service officiel n’ont réalisé d’étude d’impact à long terme sur les risques de l’absorption de ces produits : Le fabriquant considère cette vérification comme une externalité qui ne le concerne pas, les pouvoirs publics l’ignorent car les règlementations en vigueur ne tiennent aucun compte des caractéristiques particulières des nano-produits. C’est donc le consommateur qui est son propre cobaye.

Même si ce n’est pas si fréquent, les exemples de l’amiante et de l’encéphalite spongiforme nous rappellent que la dangerosité d’un produit testé par cette méthode est toujours connue trop tard et avec un impact d’autant plus tragique qu’il est tardif.

Les éléments constitutifs du risque sont précisément ceux qui rendent si attractifs les nano éléments : Hyperactivité, biodisponibilité, une taille qui rend inefficients la plupart des filtres y compris biologiques du corps humain, des effets quantiques par toujours maîtrisés, une difficulté de détection sans équipements lourds et coûteux, etc. …, toutes choses qui devraient canaliser la recherche et interdire la mise sur le marché de tels produits sans vérifications et contrôles indépendants de ceux qui en tirent des profits.

Avant, pendant, après S’il y a danger à l’emploi de produits nanométriques c’est avant, c’est à dire au moment de la manipulation du produit ou de la préparation, pendant, c’est à dire au moment de l’utilisation ou la mise en oeuvre et après soit par d’éventuels effets persistants, évolutifs, ou simplement par la présence de résidus non recyclés.

Avant: la question est de savoir si pendant la phase de fabrication du nanoproduit un opérateur humain sera susceptible d’être en contact avec lui ou de l’inhaler, et si cet état de fait peut nuire à sa santé. Le danger dépend du composant : NBIC prévoit que le marché mondial des nanotubes de carbone devrait approcher les 2 milliards de dollars en 2010 : Une étude réalisée en 2008 à l’Université d’Edinbourg (R.U.) et rapportée par le « nature publishing group » britannique en mai 2008 (http://www.nature.com/ ) affirme que les nanotubes de carbone à parois multiples auraient les mêmes effets sur des souris de laboratoire que des fibres d’amiante de même forme : susceptibles de provoquer des cancers de la plèvre.

Pendant: tout en n’étant que modérément cynique, on peut penser que les applications liées à l’alimentaire ou de consommation courante feront l’objet d’une attention particulière de la part du fabriquant même sans normes particulières, au moins jusqu’à la date de garantie ou de péremption du produit. Les effets à long terme éventuels peuvent être plus difficiles à détecter : Rappelons pour mémoire qu’un cancer de la plèvre tel que cité dans l’exemple de l’amiante peut se déclencher 30 ou 40 ans après l’exposition à la substance nocive. On a peu à craindre ce type de risque pour les applications de nature électronique ou techniques (optique, optoélectronique, biométrie …) dans lesquelles d’une façon ou d’une autre l’élément nanométrique est soigneusement encapsulé. On peut se poser la question pour les applications médicales, mais dans ce domaine, contrairement à l’alimentaire, on pourrait espérer que le contrôle public s’exerce pleinement et efficacement, il existe en tous cas les services techniques ad hoc pour sa prise en charge.

Après C’est sans doute dans ce domaine que l’on a lieu d’être le plus inquiet car la destruction, la neutralisation et le recyclage des produits hors d’usage échappent largement à la phase commerciale à moins que le vendeur n’y soit expressément contraint et que cette contrainte ne soit rigoureusement encadrée par les pouvoirs publics et de préférence … payée par le consommateur. Pour ce qui concerne les appareils électroniques et électroménagers, grands consommateurs désormais de puces, de micro-circuits et d’écrans employant les nanotechnologies, des progrès ont été réalisés auprès des consommateurs avec des circuits de collecte des appareils usagés financés par éco-taxes. Quand on connaît les conditions dans lesquelles les carcasses de vieux ordinateurs partent par bateaux entiers vers des pays du tiers monde pour y être « recyclés », on peut être un peu plus inquiets sur le caractère sans risques environnementaux et humains de cette dernière étape.

Nanotechnologies et lobbying

Encore qu’il soit difficile d’être affirmatif dans un domaine par définition opaque, on peut dire que le lobbying omniprésent dans le développement des nanotechnologies se pratique de façon différente du lobbying industriel classique, en tout cas en Europe et pour quelques temps encore. Dans le monde industriel « classique » de l’UE, le pouvoir économique moderne s’est développé à l’intérieur d’une société déjà existante, avec des racines historiques et il a donc dû s’organiser pour influencer le pouvoir politique et l’investir plus ou moins clandestinement, en respectant la lettre du cadre démocratique existant. Ce dernier lui interdit d’apparaître comme l’instigateur des lois alors que de fait il en contrôle le contenu. Pour paraphraser une expression du regretté Bernard Maris les marchands sont toujours boutés hors de la ville, mais ce sont eux qui en contrôlent toutes les issues.

Pour le domaine des nanos, la situation a été totalement différente : Dès que se sont développés les outils (très onéreux) indispensables à leur développement, états et entreprises ont pris des initiatives de partenariat public-privé-Universités aux USA, en France et dans pratiquement tous les pays industrialisés ou en voie d’industrialisation : Il s’est institué un espace de développement des nanotechnologies sans même d’espace de régulation publique conjoint puisque état et entreprises étaient en pratique cogérants des projets. Les industriels de l’agroalimentaire et d’autres applications grand public se sont lancés à la conquête de leur marché dans un vide juridique total, avec en face d’eux des administrations désarmées sans moyens techniques et sans compétences pour seulement comprendre (et encore moins réglementer) des développements mettant pourtant en cause dans bien des cas la sécurité des populations.

D’une certaine façon, on peut considérer le partenariat public-privé-universités qui est de règle ici comme l’aboutissement du processus de lobbying : L’intérêt privé est considéré à l’égal de l’intérêt général et à celui de la connaissance et bien entendu c’est lui qui mène le jeu sous prétexte d’une course à la compétitivité pour l’emploi racontée aux politiques. Ces derniers sont à peine conscients de ce que Philips, Motorola ou ST Microelectronics émargent tous aux budgets de recherches publiques de tous les pays industriels(cf  Anti-manuel d’économie, Bernard Maris, Economie et entreprises)  et elles sont finalement seuls coordinateurs au niveau mondial des pôles de développement financés par les contribuables.

Associations et revendications .

Aux Etats Unis Les enquêtes d’opinion montrent généralement une attitude du public étasunien favorable aux nanotechnologies, avec une certaine réserve en matière de produits alimentaires ou cosmétiques. Les associations s’intéressant au sujet sont souvent des fondations, plus ou moins directement financées par des fonds publics ou privés. Elles ne remettant pas en cause les principes de développement mais parfois leurs modalités, voire leurs intentions éthiques. Le Woodrow Wilson Center for scholars est une fondation basée à Washington : à la fois centre de formation et think tank, dédié au développement des sciences en considérant aussi leur inocuité et leur éthique. Cette association pourtant modérée dénonce « un manque majeur en matière de sécurité au travail » et les dangers de manipulation de certains matériaux comme les nanofibres de carbone pour ceux qui les manipulent. Le PEN25, émanation du Wilson Center et de la fondation Pew Charitable Trusts se réclame de la diffusion des connaissances et la sensibilisation du grand public aux risques potentiels et aux impacts sociétaux de ces nouvelles technologies. Il revendique que, au delà de la sécurité on s’intéresse aux dimensions éthiques des nanotechnologies.

Citons encore les Transhumanistes, un mouvement né aux USA en 1998 aussi appelé        « humanité + » et qui « recommande l’usage éthique des technologies pour étendre les capacités humaines ». Les nouvelles technologies doivent apporter meilleurs cerveaux, meilleurs corps et meilleures vies … rien que cela ! Les transhumanistes (un peu moins de 3000 aux USA et près de 6000 dans le monde) ont des membres influents et auraient été partie prenante dans la définition du programme fédéral « converging technologies » (NBIC) Pour autant, il existe tout de même des réseau associatif au niveau du continent américain qui réagissent pour un contrôle du développement des 25 Project on Emerging Technologies

nanotechnologies.

Dorothée Benoît-Browaeys cite notamment l’International Center for Technologies Assessement comme structure coordinatrice. ICTA a lancé en 2007 un appel signé par 43 organisations pour développer des principes pour un développement responsable et vigilant des nano . En France Les nanotechnologies, alors que nous en « bénéficions » à l’insu de notre plein gré depuis très longtemps n’ont pas suscité jusqu’à un passé récent d’émulation particulière dans le monde association citoyen. Les « amis de la terre » (branche Française de « Friends of the Earth ») ont diffusé plusieurs analyses importées des USA comme “out of the laboratory and on to our plates ” (du laboratoire à notre assiette) dont on peut trouver une traduction partielle en Français sur le site http://www.amisdelaterre.org/FSC  ou  la Fondation des Sciences citoyennes créée en 2002 s’est donnée pour objectif de favoriser une réappropriation citoyenne et démocratique de la science à travers notamment un débat citoyen. A ce titre elle exerce un suivi particulier et critique de la progression des nanotechnologies.

VivAgora est un collectif réunissantd’assez nombreuses associations locales en Ile de France et quelques collectivités locales. Elle se donne pour but d’apporter une contribution citoyenne aux choix scientifiques et techniques et elle a participé depuis 2003 à plusieurs forums avec le CNAM sur les nanotechnologies. Les Centres de Culture Scientifiques et de Techniques Industrielles (CCSTI) généralement installé autour des pôles universitaires sont pour la plupart pro-nanotechnologies avec forte tendance scientiste.

Pièces et main d’oeuvre : C’est une association locale grenobloise, une des rares qui prenne position nettement contre les nanotechnologies et les 26 Auteur d’un « docu-fiction » très documenté intitulé « Le meilleur des nanomondes », éditions Buchet-Castel, février 2009.
 Elle vient d’ouvrir un site internet spécifique à l’occasion du débat national objet du chapitre suivant : sur http://www.nanomonde.org/ , une manifestation qu’elle boycotte délibérément.

Cette énumération est loin d’être exhaustive mais le vrai débat, celui qui pourrait susciter des réactions citoyennes organisées comme dans les OGM reste encore à développer. Pour autant, le dossier est ouvert depuis quelques temps et dans les universités d’été d’Attac plusieurs ateliers ont déjà pris acte de la dimension économique et sociologique du problème. 6 Un débat national ? Le Gouvernement a décidé l’organisation d’un débat public national sur les nanotechnologies sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Ce n’est pas le premier forum du genre et celui organisé par le CNAM avec vivagora en 2007 CONTRIBUTION DU NANOFORUM DU CNAM 1 avait déjà fait le tour de la plupart des problèmes soulevés dans l’espace public par les nanotechnologies.

L’avis général, corroboré par les compte-rendus des premiers forums est qu’il s’agit d’une opération de communication qui n’apportera pas beaucoup d’éléments nouveaux : voir le site officiel http://www.debatpublic-nano.org/7

Quelle attitude et quels objectifs ?

L’exploration du « nanomonde » est une étape importante sur le chemin de la connaissance quoi qu’on pense de ses applications. Les industriels se sont emparés du développement et des applications : La course à la compétitivité leur laisse la maîtrise des développements sans attendre des études et recherches sur l’innocuité ou les conséquences sociales des produits développés que d’ailleurs personne ne se soucie de financer. Suivant les estimations les plus sérieuses c’est 15 à 20% des budgets de développement qu’il faudrait y consacrer dont la moitié aux études de toxicité à court, moyen et long terme. Voir notamment les recommandations communes de l’académies des sciences et de l’académie des technologies (Académie des Sciences – Académie des Technologies, Nanosciences – nanotechnologies, RST n°18, Editions Tec & Doc Lavoisier, avril 2004)

Les recherches consacrées à l’innocuité de certains produits nanos, pour ne pas être totalement inexistantes sont rares et sans plan directeur. Les objectifs citoyens devraient être pour le moins : -La création d’instituts strictement indépendants des intérêts industriels, pluridisciplinaires, dotés d’un budget en rapport avec les objectifs de leur plan directeur et sous contrôle citoyen. -L’établissement d’un plan directeur. -Des plateformes universitaires qui formerait des étudiants, des doctorants et des chercheurs sensibilisés à la responsabilité du monde scientifique comme au contrôle des développements induits par la recherche. -L’obligation pour les entreprises de se soumettre au contrôle sans mettre en cause la sécurité des individus ou des collectivités. -L’information régulière au public et aux associations non gouvernementales représentatives des citoyens.

DANS LE DEBAT Aspects environnementaux, liberté, démocratie … Le militant déçu s’attendait à ce qu’on parle plus dans ce débat des développements liés aux nanos, du flicage biométrique, des caméras de surveillance, des RFID29…. -On en parle à Attac, et sérieusement : Voir sur le site internet d’Attac France, dans la rubrique « Savoirs » et à la page « sciences et démocratie » (http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1076). L’objet du présent débat est plus modeste : Il veut rappeler dans les limites d’une petite réunion tous publics que cette prétendue « nouvelle science » n’est qu’une partie naturelle de la connaissance scientifique du moment, que les forces dévoyés au néolibéralisme contrôlent illégitimement à l’écart des citoyens. -Pour autant la remarque est pertinente : Le débat sur les conséquences directes est nécessaire mais aura plus sa place à la FSC, aux amis de la terre, dans les autres asso qui en ont la compétence technique. Bien sur Attac y sera associé et solidaire des conclusions. Il faut réfléchir à ce que 28 Par exemple, à la Purdue University, en Indiana, on étudie l’effet des fullorènes C60 dispersés dans l’atmosphère sur un large éventail de micro-organismes chargés de détruire les substances organiques dans les eaux usées 29 Ou « radio identification » utilisant des radio-étiquettes, autocollantes ou même implantées dans des organismes (ex. marquages vétérinaires) dont les puces détectent des objets, ou des personnes et sont déjà incorporés dans des passeports, cartes de transport, cartes de paiement étiquettes de super-marchés ou cartes d’accès à la cantine.
L’altermondialisme et la compétence économique dont nous nous réclamons peuvent apporter aux termes du débat. Un monde technologique robotisé, aux mains des multinationales ? -La science est dévoyée, dans ses applications technologiques, mais dans ce domaine les investissements à réaliser sont importants : les moyens scientifiques à mettre en oeuvre sont coûteux et sophistiqués, le RSA30s’étend sur des dizaines d’année et les entreprises, dans le partenariat avec l’état, lui font supporter l’investissement lourd au nom d’une soit-disant compétitivité à maintenir31. Il y a là de réelles possibilités de contrôle démocratique car l’état est un acteur essentiel pour peu qu’il en ait la volonté politique. Des applications biotechnologiques qui nous échappent ? Les outils de vidéosurveillance, on peut les voir, s’en méfier, protester contre, on a une prise. Avec les nanotechnologies, on ne les voit pas, on ne sait pas trop ce que c’est, on ne connaît pas leur degré de développement, on ne sait pas bien dans quoi c ‘est : Les « amis de la Terre » australiens ont recensés plus de 100 produits nano commestibles ou vendus comme tels, mais combien d’autres ? que faire ? -C‘est le même problème que pour les OGM : C’est un combat de citoyen et de consommateur, Chaque ONG est concernée, en liaison avec les autres : Exiger et imposer l’étiquetage, imposer le contrôle mais il faut que le moyen de contrôle existe : il faut des services publics de contrôle compétents, avec une mission, des moyens techniques, une volonté politique, un rapport de forces aussi et on voit le rôle des associations et de leurs adhérents. Il y a un aspect culturel, et d’éducation : L’indépendance des universités, ce doit être d’abord à l’égard du pouvoir économique. C’est un combat politique et social, comme les autres.

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